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EAS ou SA au Paraguay : quelle structure choisir pour votre société ?

Business Mis à jour en septembre 2026·6 min de lecture
Choix entre deux structures de société au Paraguay : un dossier EAS simple face à une pile de volumes de statuts de SA

EAS ou SA au Paraguay : c'est la question que se pose à peu près tout entrepreneur étranger au moment de créer sa société ici. La bonne nouvelle, c'est que dans la grande majorité des cas la réponse est simple. On vous explique les vraies différences, le critère qui tranche, et le cas où vous n'avez même pas besoin de société du tout.

Les deux structures, en deux mots

Quand on crée une société de capitaux au Paraguay, le choix se joue presque toujours entre deux formes : l'EAS (Empresa por Acciones Simplificadas) et la SA (Sociedad Anónima).

L'EAS, c'est grosso modo l'équivalent local d'une SARL ou d'une SAS simplifiée en France. Elle a été pensée pour démarrer vite : constitution en quelques semaines dans la plupart des dossiers, coût contenu (de l'ordre de quelques centaines d'euros avec un avocat, les tarifs varient selon les cabinets), formalisme léger, et elle fonctionne très bien avec un associé unique. C'est la structure que choisit l'immense majorité des entrepreneurs étrangers qui lancent une activité ici.

La SA, c'est la forme historique, plus lourde. Statuts plus formels, gouvernance plus encadrée, délais de création qui se comptent plutôt en mois qu'en semaines. En échange, elle offre un cadre solide pour les projets à plusieurs actionnaires, avec des investisseurs qui entrent et sortent du capital, ou des montants importants en jeu.

EAS ou SA au Paraguay : les différences qui comptent vraiment

Sur le papier, on pourrait comparer vingt critères. En pratique, quatre suffisent :

Le critère qui tranche, à la fin, c'est presque toujours celui-ci : qui entre au capital ?

Des investisseurs externes vont-ils entrer au capital de votre société ?
Oui, plusieurs actionnaires ou une levée de fonds
Partez sur une SA : gouvernance encadrée, entrées et sorties d'actionnaires prévues, cadre rassurant pour les investisseurs. Acceptez des délais et des coûts plus élevés.
Non, vous lancez seul ou entre associés de confiance
L'EAS est le choix logique : création rapide, coûts contenus, gestion souple. C'est la structure de la grande majorité des entrepreneurs étrangers au Paraguay.

Commencer en EAS, évoluer en SA : le meilleur des deux mondes

Un point que peu de gens connaissent : le choix n'est pas gravé dans le marbre. On peut très bien démarrer sur une EAS, pour aller vite et à moindre coût, puis basculer en SA plus tard, quand le projet grandit. C'est souvent la meilleure option quand vous voulez lancer votre activité rapidement tout en ayant des ambitions sérieuses à moyen ou long terme : vous facturez tout de suite avec l'EAS, et vous ne prenez le formalisme d'une SA que le jour où il devient vraiment utile (nouveaux actionnaires, levée de fonds, partenaires institutionnels). Vous gagnez du temps au départ sans vous fermer la porte d'une structure plus solide ensuite.

Le cas qu'on oublie : parfois, vous n'avez pas besoin de société

Beaucoup de gens arrivent avec le réflexe européen : activité = société. Au Paraguay, un particulier qui a sa cédula peut activer un simple numéro fiscal personnel, le RUC, et facturer avec. C'est un statut proche de l'auto-entrepreneur français, sans création de société, sans capital, sans statuts.

Pour un freelance, un consultant ou une activité qui démarre à petite échelle, c'est souvent la meilleure porte d'entrée : vous testez, vous facturez, et vous ne montez une EAS que le jour où l'activité le justifie (embauche, volume, séparation du patrimoine, associés). On détaille ce fonctionnement sur notre page comptabilité et RUC.

Calendrier avec échéance mensuelle entourée en rouge et bannette de factures, symbole des obligations comptables d'une société au Paraguay

Ce qui vous attend après la création (et que personne ne raconte)

Quelle que soit la structure, la création n'est que la moitié du sujet. L'autre moitié, c'est la vie administrative qui suit :

Dernier point pratique : vous pouvez créer une société aussi bien avec une résidence temporaire qu'avec une résidence permanente. Pas besoin d'attendre la permanente pour entreprendre.

Cet article est éducatif, pas un avis juridique. Les délais, coûts et exigences évoluent et dépendent de votre projet. Avant de signer quoi que ce soit, faites valider votre montage par un professionnel sur place.

Pour aller plus loin : notre guide complet pour ouvrir une société au Paraguay, et une fois la société créée, comment tenir sa comptabilité et ses factures au Paraguay.

On vous aide à choisir, puis on s'occupe du reste

EAS, SA ou simple RUC : le bon choix dépend de votre projet réel, pas d'un tableau comparatif. Notre équipe à Asunción vous dit franchement ce qui a du sens dans votre cas, puis gère la création, la comptabilité mensuelle et les démarches qui vont avec, en français. Jetez un oeil à nos tarifs ou écrivez-nous pour cadrer votre projet avant de créer quoi que ce soit.

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Questions fréquentes

L'EAS (Empresa por Acciones Simplificadas) est la forme de société simplifiée du Paraguay, comparable à une SARL ou une SAS française. Elle se crée en quelques semaines, à coût contenu, fonctionne avec un associé unique et couvre la grande majorité des projets d'entrepreneurs étrangers.

L'EAS est rapide à créer, peu coûteuse et souple à gérer : c'est le choix par défaut pour un fondateur seul ou des associés de confiance. La SA (Sociedad Anónima) est plus lourde et plus lente à constituer, mais offre une gouvernance encadrée adaptée aux projets avec plusieurs actionnaires ou des investisseurs externes.

Ordre de grandeur constaté : quelques semaines pour une EAS, un à plusieurs mois pour une SA. Les délais varient selon les dossiers et la période. Il faut ensuite compter du temps supplémentaire pour ouvrir le compte bancaire professionnel.

Oui. La résidence temporaire suffit pour créer une société au Paraguay, une fois la cédula obtenue. Il n'est pas nécessaire d'attendre la résidence permanente pour entreprendre.

Non. Un particulier titulaire de la cédula peut activer un RUC personnel et facturer avec, un statut proche de l'auto-entrepreneur français. Pour un freelance ou une activité qui démarre, c'est souvent plus simple qu'une société, quitte à créer une EAS plus tard.

Oui, et c'est une stratégie fréquente. On crée une EAS pour lancer l'activité vite et à coût réduit, puis on la fait évoluer en SA plus tard, quand le projet prend de l'ampleur (arrivée d'actionnaires, levée de fonds, partenaires institutionnels). Vous gagnez du temps au départ sans vous fermer la porte d'une structure plus solide ensuite.

On vous installe au Paraguay, sereinement.

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